Communiqué de presse du comité de soutien 38 de Jean-Pierre Chevènement

Publié le par Eléonore Perrier

L'accord conclu entre le Parti socialiste et Europe Ecologie Les Verts montre comment leur positionnement est déterminé par leurs petits calculs électoraux. Ils sont prêts à sacrifier l'industrie française sur l'autel de la mondialisation et de la décroissance. Dans le passé, l'un et l'autre ont défendu le traité de Maastricht ainsi que le traité pour une constitution européenne. Chaque Français peut constater l'abîme dans lequel ces démissions successives devant l'idéologie ultra-libérale ont conduit la France ainsi que la plupart des pays européens, fragilisant ainsi la démocratie et renforçant la technocratie. 

 

Cet accord dessine l'axe structurant de la campagne présidentielle et de la politique que pourrait conduire un prochain gouvernement : une politique social-libérale dominée par la logique de la croissance aux alibis environnementaux. Cette politique tournerait le dos aux attentes des catégories populaires - employés, ouvriers, techniciens, cadre juniors...- au progrès social, à la réindustrialisation de la France, à la construction d'une Europe respectant les nations et les citoyens qui la composent. Elle serait réduite comme aujourd'hui à appliquer la logique financière dictée par les commissaires européens relayant les exigences des marchés et des agences de notation. 

Sur la politique énergétique, cet accord démantèle la filière électronucléaire française. Avec ces perspectives, l'avenir est sombre : dans quelques années la France sera contrainte soit de construire des centrales au gaz ou/et au charbon qui rejettent des gaz à effet de serre à l'origine des dérèglements du climat, soit d'acheter aux Chinois leurs centrales nucléaires bien moins sûres que celles conçues en France. Ces choix politiques sont totalement irresponsables. 

 

Pour redonner espoir au peuple français et notamment à sa jeunesse, Jean-Pierre Chevènement veut véritablement lutter contre le chômage, ce qui nécessite de réindustrialiser la France afin de retrouver la croissance. Pour cela, il faut une monnaie moins chère, réinstaurer la préférence communautaire aux frontières de l'Europe en levant des droits de douane qui tiennent compte des données sociales et environnementales de notre continent et qui s'appliquent plus particulièrement aux secteurs industriels à redynamiser ou à créer. Cela nécessite aussi de préserver la souveraineté de la France dans le cadre d'une Europe confédérale qui lui permette, comme à chacune des nations, de conduire une politique économique et sociale pour le peuple et non dans l'intérêt exclusif de la finance. Pour tout cela, nous serons contraints d'appliquer tôt ou tard le plan B. A savoir une mutation organisée de l'euro de son statut actuel de monnaie unique vers celui de la monnaie commune. L'euro servant aux grands échanges internationaux et chaque pays revenant en interne à une monnaie propre, fluctuante et renégociée chaque année au niveau européen.

 

En soutenant la campagne présidentielle de Jean-Pierre Chevènement, en vous engageant, vous contribuerez à réorienter la politique de demain. 

 

Contact : mrc.isere@gmail.com

PAge facebook : Comité Isère Chevènement

 

 

 

 

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Publié dans Elections

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